" La deserteuse"

Publié le par Dul

Je sais qu'il est culoté de reprendre et d'adapter ainsi ce magnifique texte de Vian. Cependant, lorsqu'aujourd'hui, j'ai appelé cet employeur potentiel, payé par l'Etat ( et donc nous), je n'ai pas pu m'en empêcher.

En effet, ce dernier cherchait un Educ pour s'occuper de jeunes mineurs étrangers jusqu'à leur retour au pays, même si ce dernier est en guerre, ou même si ce dernier n'y a plus sa famille.

La raison aurait voulu que j'aille à cet entretien pour obtenir ce poste, mais voilà, ma conscience d'Homme a eu raison de moi. Comment peut -on payer des formations pour faire de bons éducs, aidants et à l'écoute et les payer trois ans après pour faire le contraire?

Parce que visiblement, il y a des leçons sur Terre qui ne s'apprennent jamais, des enseignements qui restent vains, malgé certaines chansonnettes... Il suffit juste de changer trois phrases pour qu'elles redeviennt d'actualité...
Mon adaptation est dans les pages à droite.

Voici le lien de cette magnifique chanson initiale:

http://www.dailymotion.com/video/x9j4wp_le-deserteur-maxime-le-forestier_music

 

 

 

 

Monsieur Le Président,
Je vous fais une lettre,
Que vous lirez peut-être,
Si vous avez le temps.
Je viens de recevoir
Le fameux papier vert,
Il part dans un sharter,
Avant Mercredi soir.

Monsieur Le président,
Je ne veux pas le faire,
Je ne suis pas sur terre,
Pour virer de pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher,
Il faut que je vous dise,
Ma décision est prise,
L'éduc va deserter!

Depuis que lui est né,
Il a vu mourir son père,
Il a vu partir ses frères,
Et crever tant d'enfants...
Sa mère a tant souffert,
Qu'elle est dedans sa tombe,
Et se moque des bombes,
Et se moque des vers.

Quand il est arrivé,
Il a cru en Marianne,
Qui sauverait son âme,
Et qui pourrait l'aimer.
Demain de bon matin,
Je cacherai cet Autre,
Etranger, Que m'importe!
J'irai sur les chemins...

Je ferais ce qu'on m'a appris,
Depuis toute mon enfance,
Dans vos écoles de France,
Et je crierai aux gens:
" Refusez d'obéir,
Ne le laissez pas faire,
Bloquez tous ces sharters,
Refusez d'le faire partir!"

Il est de notre sang
Le même que le vôtre,
Vous êtes bon apôtre,
Monsieur Le Président...
Si vous me poursuivez,
,Mettez bien plus qu'un blâme,
Je ne verserai pas une larme,
Quand vous me virerez...



Dul, le 28 Janvier 2010

 

Publicité

Publié dans Mon petit bordel

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article