"Monologue sur quai de gare"
Monologue écrit pour l'atelier Théâtre de cambrai ( section adulte, Studio 17). Non joué, j'avais hésité longuement entre celui-ci et "Monlogue avec mon père". je vous le laisse quand même.
« Alors vous devez partir.. Que vais-je faire sans vous ? Sans vos yeux posés sur moi, sans vos mains qui m’effleurent ?
Vous allez partir… c’est mieux vous avez raison…
Un café ? Oui volontiers… Vous souvenez vous de cet après-midi à la terrasse du St Georges… Notre première rencontre. Un professeur avec son élève… Qu’en a du penser le serveur… Jamais nous n’aurions du…
Ne partez pas ! Par pitié ne partez pas ! Je ne peux pas vivre sans vous. Restez… »
……
« Vous accompagnez ? Vous savez que c’est impossible ! J’ai mon travail ici, mon mari, mes enfants… oui ils sont grands maintenant… Mais ils ont besoin de moi ! Mon mari ? Vous savez que je ne peux m’en séparer, il a sa carrière… Ca le briserait…
Moi ? Rester me brisera je le sais… Non je ne peux pas renoncer comme cela et partir sans un mot… Tout ce que j’ai construit allons… vous êtes fougueux, vous êtes téméraire… Vous êtes jeune… bien trop jeune pour comprendre. »
…
« Vous pleurez à présent… Habituellement ce sont les femmes qui pleurent… Reprenez vous. Si vous m’aimez, restez ! Pour moi, pour nous… Je ne peux pas partir, mais vous n’êtes pas obligé vous. Votre rêve ? Alors vous allez tout gâcher pour un rêve illusoire ? C’est donc à cela que cela tient nous deux ? »
…
« Vous me trouvez égoïste, je le sais, je le vois… Vous ne pouvez pas comprendre… Tenez, la pluie reprend… Vous vous levez ? Déjà ! C’est votre train que l’on entend. Laissez je paierai… Mais attendez, ce n’est que le premier sifflet… Quand vous reverrai-je? Quand reviendrez vous ? Jamais dites vous… Attendez , attendez par pitié… »
…
« Vous ne me dites même pas au revoir. Mon Dieu le train démarre… Je ne vous vois déjà plus… ATTENDEZ, ATTENDEZ MOI, JE NE VOUS AI MEME PAS DIT… je ne vous ai même pas dit… que je vous aimais… »
…
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« Monsieur, combien vous dois-je ? Mon fils ? Non c’est l’homme que j’aime qui s’en est parti… Vous êtes surpris je le vois… 20 ans d’écart… Il pourrait être mon fils, vous avez raison ».
…
« Monsieur le contrôleur, s’il vous plait… quand part le prochain train pour cette destination ? Dans deux heures ? Oui donnez un billet s’il vous plait… Des bagages ? Non je n’en ai pas besoin, je n’ai pas de bagages ici. Tout ce dont j’ai besoin est parti là-bas dans le premier train… Un aller- retour ? Non… ce sera un aller simple cette fois, juste un aller simplement… »
Dul, Janvier 2010, texte protégé INPI