A propos de Dul...
Je m’appelle Anne Cécile , j’ai 27 ans. J’habite un petit village de 400 habitants dont je ne décrirai aucun d’eux de peur de tomber dans une mauvaise parodie de Zola. Je n’ai connu qu’un amour, immuable depuis mes 5 ans où j’ai eu la chance de comprendre que deux mots juxtaposés avaient un sens… un sens à jouer dans ma vie. Certes ma vie ne se joue pas dans les livres, mais les mots ne se privent pas pour en jouer et jouir d’elle avec insolence. A l’âge où l’on promet aux petites filles si elles se tiennent sages une poupée, moi l’on m’aguichait déjà d’un livre.. comme la promesse d’un rêve à venir…
Ecrire.. rien que l’idée de ce moment me rend fébrile… Ecrire ma vie, écrire la vie… retranscrire le moindre frisson, la moindre émotion, le moindre moment ou visage pour le garder à jamais. J’avais 8 ans quand j’ai écrit mon premier livre… D’autres suivirent… Mais on les a jetés avec ce carton de vieux dessins défraîchis…
Par temps d’orage ou de soleil dans mon parcours, les mots des autres, tel un regard sur le monde, m’ont toujours guidé…Mais ce ne sont pas les dires que j’ai approuvé qui m’ont faite avancer, non… Ce sont ceux que j’ai détesté, tant souvent ils m’étaient criant d’une vérité qui faute d’être dure à entendre, était plus facile à regarder en face, sur des pages…
Mes coups de cœurs littéraires ? Oh jusqu’à il y a quinze jours je vous aurais parlé de Barbery et de l’élégance de son hérisson, de Philippe Delerm, sans doute voire même de Rey… Peut être même vous aurais-je dis que rien ne valait les Zweig ou les Tolstoï… Oui il y a quinze jours, j’en aurais eu des coups de cœurs à foison… Mais voyez-vous, j’ai retrouvé dernièrement dans une vieille malle au grenier, coincé entre un vieil exemplaire de la Pleïade et un journal de Spirou un petit carnet blanc défraichi, tout jauni par le temps. Et lorsque je l’ai ouvert pour y lire ce qui y était inscrit, je me suis revue dans mon enfance comme aucun livre ne me l’avait jamais permis, d’une simplicité déconcertante.. des mots justement choisis comme pour moi, comme par moi… qui se voulaient au plus vrai, une candeur si pure qu’elle rend nostalgique… et pour la première fois devant un ouvrage, j’ai frissonné, j’ai pleuré même… Comment cette petite fille de 8 ans pouvait-elle savoir qu’elle me ferait tant de bien 20 ans après…
Alors voyez vous aujourd’hui, j’ai beau lire, relire, m’abreuver de mots jusqu’à plus soif.. je n’ai qu’une crainte… celui de ne jamais revivre ce moment face à un livre… car le Livre de cet enfant vaut tous les prix du monde...
En attendant ce jour, j'ai décidé de refaire revivre cette petite écriture, en toute simplicité et en toute innocence. Juste histoire de mettre des mots sur des maux, sur nos maux...
Sur ce blog, vous trouverez de tout... des poêmes, des réflexions, des essais, des romans, des chansonettes, des pièces de théâtre... tantôt graves, tantôt comiques... le tout sans se prendre au sérieux...
J'ai décidé de vous ouvrir un peu la porte de ma page et de ma plume... parce que l'on m'a dit un jour qu'il était inutile de prendre des cours de théâtre et de jouer la comédie sans au final se confronter au public sur scène... Alors j'ai pris conscience qu'il était bien orgueilleux d'écrire pour soi, sans se confronter à la critique de celui pour qui l'on écrit... Aujourd'hui, je n'écris plus pour moi... mais pour vous, pour nous... J'ai assez confiance en votre regard pour enfin m'exposer ainsi devant vous...
Je vous souhaite beaucoup de plaisir, mais aussi pourquoi pas de dégoût... cela voudrait dire peut-être que pour vous aussi mes mots sonnent vrais au point de vous déranger... et de vous faire avancer... Mon objectif sera alors amplement rempli...