Miam Came...
C'est recroquevillée, près du sofa,
Que je le supplie du bout de mes larmes,
Parce que j'ai mal, parce que j'ai froid,
Qu'il m'en libère ne serait-ce qu'un gramme...
Pas de celle qu'on trouve en grand format,
A la sauvette, pleine d'aspartam.
La Pure la Vraie, à l'odorat,
Je la reconnais ma Douce Infâme...
Pour ne lécher ne serait-ce qu'une fois,
Ce petit dû que je réclame,
Du Diable je me fais l'avocat,
Quitte à jouer les Grandes Dames...
Comme à chaque fois, il s'apitoie,
Sur mes allures de pauvre quidam,
En manque de mon Nirvana
ll me la sort du bout de sa lame...
Il est des festins qui cotoient,
Les histoires d' A aux mélodrames,
Plus efficaces que l'arnica,
Pour soulager Pauvres Bonnes Femmes...
Mais c'est toujours le même constat,
Tous ces sachets que nous vidâmes:
De simples shoots pour veines de bois,
Qui ne vascillent aucune flamme...
Mais parce que je n'ai trouvé que cela
Pour supporter la lourde trame,
Frigorifiée là dans ses bras,
Je le supplerai qu'il ré-entame...
En m'épargnant tout le bla-bla,
Toutes ces morales que l'on déclame,
La dévorer des lèvres, des doigts,
Jusqu' Overdose, magique sésame.
Dul, 30 Novembre 2010.