" Le petit clown qui rêvait d'être funambule"
Dédé est un petit garçon qui rit tout le temps, depuis toujours. Il fait rire ses parents, ses frères, ses amis, même sa maîtresse.
il est tellement rigolo que tout le monde le remarque lorsqu'il fait ses bêtises. Alors il paraît heureux, il a toujours tout plein de copains autour de lui.
Alors quand Mr Loyal lui propose de faire un spectacle dans son cirque, il saute de joie.
" Tu seras clown" lui dit Mr Loyal.
"Lequel, parce que moi, je voudrais être le clown blanc, le clown qui est triste. c'est mon préféré..."
" Mais allons pardi, il ne te ressemble pas! Toi tu es fait pour faire rire, tu seras le clown joyeux, un point c'est tout! je ne te laisse pas le choix!"
Le petit clown Dédé était très déçu de ne pas avoir le droit d'être triste. mais comme il voulait faire plaisir à ses parents et à tous les autres, il continua à faire ses bêtises et tout le monde l'aimait pour ça.
Souvent pendant le spectacle, le clown Dédé s'asseoit derrière la scène pour regarder les autres artistes. Et il se met à rêver...
Il rêve d'être ce beau voltigeur qui se lâche dans le vide sans filet mais qui a son ami qui le rattrape tout le temps...
Il rêve d'être cette Dame qui les yeux ouverts n'a pas peur de la lame du couteau du lanceur...
Il rêve d'être ce dompteur capable de dresser ses fauves si dangereux..
Parce que vous le savez, le clown Dédé, il est tellemnt triste que souvent il pense à se jeter dans le vide, à jouer avec les couteaux ou à se lancer dans la fosse aux lions... Cela serait beaucoup plus simple! mais lui n'a pas d'amis pour le rattraper, il a peur des couteaux qui piquent les bras et il ne sait pas dompter ses craintes. il en mourrait, certainement!
Alors qu'un jour il était seul, il vit que les fauves jouaient sur la piste, en liberté. Au dessus d'eux, il y avait le fil dressé pour le numéro du funambule. Vous savez le funambule, c'est celui qui avance sur un fil, qui tangue tantôt à droite, tantôt à gauche... Mais qui arrive toujours à avancer en gardant l'équilibre, la tête haute.
lui aussi pourrait y arriver, il le savait. Et puis s'il ne savait pas, qu'importe qu'il tombe, personne ne le regretterait. Et bien oui pensait-il, comme on peut faire semblant d'être heureux comme lui, n'importe qui pourra le remplacer.
Alors sans réflechir, il se lança sur la corde. Mais il avait le vertige Dédé, c'éatit sa plus grande crainte! Mais il se pensait assez fort pour aller au bout, fier comme il était!
Arrivé au milieu de la corde, il se rendit compte qu'il ne pouvait plus avancer... il était tétanisé et ce qui devait arriver arriva: il tomba!
A t-il fini comme repas aux fauves vous demandez-vous? Evidemment que non! parce que ce que Dédé ignorait, c'est que du coin de l'oeil, ses amis veillaient sur lui tant ils l'aimaient!
Le voltigeur s'était élancé pour le rattraper au vol, tandis que le dompteur avait déjà rentré ses fauves. Une fois au sol, le lanceur se dépêcha de couper la corde afin que plus personne ne s'y aventure...
Les amis de dédé furent très étonnés et peinés de voir qu'il s'était mis comme cela en danger. Alors Dédé, qui ne pouvait parler, se mit à pleurer, beaucoup, longtemps... Les autres le regardèrent puis ils le prirent dans leurs bras.
Tout d'un coup, mr Loyal entra, très en colère:
" Tu n'as pas le droit de pleurer, ni d'être triste! Tu ne peux plus travailler ici! Va t-en!"
Alors le clown dédé pris son baluchon et quitta le petit cirque et ses amis.
Sur son chemin, il vit un cirque encore plus grand, encore plus beau. Le cirque dont il avait toujours rêvé dans ses rêves..;
Mr Royal, le patron de celui-là, lui proposa de venir travailler pour lui.
" Mon clown triste est tombé malade! Veux-tu le remplacer?"
C'était une chance pour le clown Dédé. Alors vous vous doutez de sa réponse!
Et bien voilà ce qu'il a répondu:
" Votre cirque est très beau, mais voyez vous, j'ai beaucoup pleuré aujourd'hui avec mes amis et depuis, je sens que ma tristesse est partie. Je ne peux plus être un clown triste, je suis trop heureux pour cela!"
Et il continua sa route en sifflant de bonheur, le coeur léger, en faisant rire tous les passants sur son chemin. Il n'eu plus jamais envie d'être clown parce qu'il avait compris que pour être heureux, il lui siffisait de pleurer et de dire sa peine à ses amis, sans risquer de faire couler son maquillage. D'ailleurs il n'avait plus envie de se cacher derrirèlee un maquillage, il avait juste envie d'être lui... tout simplement!
Dul, le 20 Janvier 2010, texte protégé INPI