"L'amitié rime souvent à peu de choses"...

Publié le par Dul

 

 

Même si une amitié ne rime pas toujours parfaitement, Qu'importe tant qu'elle dure bien plus qu'un temps...


On a souvent marché ensemble, sans même nous percevoir,
On hapentait les mêmes couloirs, sans jamais nous y croiser.
J'ai fait ma route à travers champs,
Toi tu courrais les sentiers tortueux
Et puis tous deux, cherchant le bon chemin,
Au bord du fossé, on s'est retrouvé...
Il faisait nuit, il faisait froid,
Tes yeux luisaient de trop d'amour,
Moi j'avais le pull du mien perdu.
On s'est assis, très fatigués,
Chacun de notre côté,
Sans se juger, sans s'observer.
J'ai voulu te fuir, tu m'a suivie,
Tu t'es caché, je t'ai retrouvé.
Alors du coup on a tenté,
Comme ça pour voir, de se parler.
On était sûrs que nous deux ça collerait pas,
Toi l'effronté, moi libérée...

Et puis il a bien fallu se rendre compte,
Qu'à vivre chacun dans notre monde,
Surtout pas de ceux que l'on nous conte
Que l'on vivait dans le même au fond.
Alors on s'est senti moins seuls,
on avait un peu l'air de deux cons,
Même pas foutu de se voir en face,
L'un à côté nos coeurs étaient.
Trop écorchés, et par fierté,
On s'est juré de ne pas aimer
Trop épuisés pour se haïr,
Il a bien fallu de nous, céder.
Alors on s'est ouvert le coeur,
Et puis on s'est forcé les tripes,
Depuis ce jour on a moins peur,
On est accro, c'est comme un trip!
Je t'ai donner mon pull pour te chauffer
Requinqué tu as enfin pu te relever,
Et de tes yeux nous éclairer...

Du coup a regardé le monde,
Et puis cette route que l'on cherchait
Elle était moche et ressemblait pas,
A celle qu'on s'était imaginé.
Alors de fait on s'est regardé,
Je crois même qu'on s'est retourné
Ni l'une ni l'autre ne nous convenaient
Alors on a débrousailler...
Et puis à force de bien chercher,
Même accablés on a trouvé,
Un petit sentier qui nous plaisait
Main dans la main, on l'a testé.
Comme on le trouvait étroit,
On a continuer de l'élaguer,
C'est là cachés à quelques endroits,
Qu'on est tombé sur quelques gars...
Ils étaient tous assis comme nous,
Ils avaient froid, il faisait nuit
Du coup on leur a pris la main,
Les a emmener sur le chemin.

Ainsi nombreux parfois on se perd
De vue souvent parmi ces gens,
Mais lorsque la nuit ça nous reprend,
On repense tout le temps à ce moment,
Où l'on s'est vu dans notre quête,
On sait que c'est con, On sait que c'est bête,
Comme entre nous c'est toujours net,
Cet amour là, il est honnête.
Alors on se pose plus trop de questions,
Et puis on se fout de la raison
Je sais que vous le dites parfois vilain
Il doute beaucoup soir au matin
De tout, de lui; il a comme un  grain,
Mais quand tombe l'armure de ce vaurien,
C'est là mon prince, c'est bien malin!



                                  Dul, 19 Janvier 2010

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E
<br /> salut anne, dis moi ce texte , tu l'as protégé aussi? je peux me le mettre en musique pour le slamer? Si tu l'as protégé, tu me demandes combien en droits d'auteurs... J'ai le droit de le<br /> retoucher, juste pour le nombre de pieds?<br /> <br /> en tout cas, c'est super, j'adore. tu veux pas m'en écrire pour le collectif sida, on fait une action dans deux mois, ça serait cool.<br /> <br /> j'tembrasse à très vite, tu nous manques beaucoup tu sais.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Changer le texte, non mais tu rêves!!!<br /> Pour le prendre ce texte, j'y tiens pas trop. Il ne m'appartient plus, je l'ai offert, alors non en fait.<br /> <br /> Mais pour celui sur le sida, pas de souci, je te fais cela vite!<br /> <br /> Et tu sais que pour toi, y'a pas de droits d'auteurs tu n'es pas bien. par contre, si je le fais, tu dis pas où tu l'as eu. Il reste anonyme. Je le mettrai juste ici. c'est pour quel public? Tous?<br /> En slam alors, pas en prose. Bon je te fais ça ce week end.<br /> <br /> merci RIC, vous me manquez aussi souvent...<br /> <br /> <br />
P
<br /> Hé bien, Dul! Ca ne te resemble pas de te mouiller comme ça, même par écrit. Il est magnifique ton texte. On sait tous que tu es comme ça au fond de toi et que tu aimes tous tes amis de cet amour<br /> que tu décris là. Tu es une machine à aimer. Je sais pas dans ton poëme lequel des deux amis tu es, toi l'effrontée, la libérée, les yeux qui luisent d'amour, la fille qui doute... peut-être que<br /> cet ami dont tu parles, c'est un peu toi en fait, non? cette personne en toi que tu detestes... mais que tu sais que tu es . Tu sais pas faire comme tout le monde, tu déranges et tu aimes ça. Tu<br /> rentres pas dans un moule. Ne t'inquiète pas , tu ne finiras pas dans le bocal, ni posé sur une étagère ( oui je l'ai reçu le livre de Barbery!)Pose ton armure Vaurienne, parce que nous aussi on<br /> veut voir la princesse que tu es et que tu arrive pas à montrer... sauf à l'écrit.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Bonjour mon patou! Je ne sais pas ce qui me plait le plus chez toi entre la finesse de tes analyses ou l'écriture dans laquelle tu me la rends à chaque fois. Tu me connais un peu trop bien toi...<br /> Je te remercie pour tes encouragements à écrire depuis tout ce temps, mon premier lecteur!<br /> <br /> Patou, ou ma vérité qui dérange... et j'adore ça! Tu me feras toujours avancer toi! Tu reviens quand tu veux... pour me déranger surtout!<br /> <br /> <br />