LES DEMONS DE MORPHEE
Les démons de Morphée
Parce que depuis que je suis chez moi,
J’ai comme le sentiment coupable
D’avoir perdu ce qui faisait de moi
Un réconfort inébranlable…
Et puis il ya toi qui te débats,
Depuis longtemps, c’est plus acceptable
Contre ces démons que tu combats,
Toutes ces nuits épouvantables…
J’ai toujours dit : Pas pour un gars,
Moi qu’on appelle l’intouchable,
Je tenterai de faire juste comme ça,
Ce qui est sur moi insupportable…
J’ai redonné vie à mes bras
Plus pour me battre, à peine croyable !
Pour voir si par-dessous mes doigts,
Ils peuvent céder tes redoutables…
Mais comme Morphée est un rapia,
Pour que le round soit équitable,
Je t’ai installé sur un matelas,
Dans un grand ring bien confortable…
Voilà deux heures que mes doigts tournoient,
D’une endurance infatigable
Sous une chaleur toute de gargoie,
Pour endormir tes effroyables…
J’ai pas pu faire plus pour toi,
Tes sales cauchemars les rendre friables,
Et de caresser comme ça à plat,
Ce sombre dieu impénétrable…
Je dois avouer que je l’ai fait pour moi,
Pour me sentir enfin capable,
De pouvoir donner sinon de la joie,
Un apaisement même discutable…
Et dans ce silence, tel un gros chat,
Presque apaisé, presque adorable,
Il s’est passé je ne sais quoi,
Là sous mes doigts, de réconfortable …
Mes bras ce soir ne seront plus là,
Pour les bercer ces inévitables,
Mais le ricochet de ce moment là
Te rendra bientôt infréquentable…
Dul, le 15 Octobre 2010